Fausse couche (1)

Nous voici donc samedi et comme la dernière fois, on ne se présentera aux urgences qu’en début d’après-midi après que mon Chéri ait fini de travailler.

Cette visite sera la pire qui soit depuis le début de notre parcours. Les urgences sont pleines, il nous faudra déjà 30 min avant de parler avec l’infirmière d’accueil. Une fois en salle d’attente, des dames arrivées après moi passeront d’abord, je comprend alors que je ne suis pas une urgences et qu’on n’est pas prêt de sortir. Je retrouve la même infirmière que mardi, celle qui nous avait fait attendre pour rien et qui a du mal à me piquer. Comme la dernière fois, je demande à descendre en attendant les résultats de la prise de sang.

Une fois de retour, on se réinstalle comme la dernière fois à côté des ascenseurs et l’attente est très longue. Je ne compte plus le nombre de femmes enceintes croisées. C’est le week-end les familles sont dispos donc les gens attendent les naissances et du coup on aura en prime le droit aux cris de joies, embrassades, félicitations et allers-retours des futurs papa avec valises et chocolats.

On sera finalement appelés par l’externe qui fera consciencieusement le questionnaire classique (douleur, saignement…) et nous annoncera que le taux de BHCG a de nouveau diminué et est désormais à 418 ui. Il nous renverra par la suite en salle d’attente, l’interne étant prise par une urgence, elle n’est pas disponible pour réaliser l’échographie. Ça fait maintenant plus de 3h que nous sommes là et je sens que je vais craquer. Après explications de notre cas, on demande à l’infirmière d’accueil s’il est indispensable d’attende l’écho. Pour elle, il vaut mieux attendre et nous explique que l’interne est prise par une urgence et part donc en chirurgie et que l’attente risque d’être encore longue. Au vu du contexte et de ma tête, elle nous propose de partir prendre l’air et de m’appeler lorsque ce sera mon tour. Elle a bien compris que je commençais sérieusement à ne plus supporter d’être enfermée avec toutes ces femmes enceintes.

Nous sommes arrivés à 14h45 et il est maintenant presque 18h et mon Chéri doit partir, on s’était engagé autre part à 18h30. Je me retrouve donc seule à attendre avec un mot fléché tout juste acheté à la boutique de l’hôpital. Contre toute attente, l’appel de l’infirmière ne tardera pas, l’interne de nuit est arrivée en avance et essaie de rattraper le retard.

L’examen sera très rapide rien de visible à l’écho, le taux a bien diminué. J’ai donc demandé combien de temps pouvait prendre l’expulsion et si il y avait un traitement ou quelque chose à faire pour accélérer un peu les choses. A priori les médecins préfèrent laisser faire la nature et ça peut encore être long. Elle ne m’a absolument pas parlé de Cytotec ou de curetage. Elle ne voulait pas me faire peur ? Perdre du temps en explications ? Politique de l’hôpital ?

Pour conclure, RDV aux urgences vendredi prochain pour un contrôle. Mon arrêt de travail est donc également prolongé d’une semaine. Pour changer, ya plus qu’à attendre que la nature se décide !

5 commentaires sur “Fausse couche (1)

  1. Dommage que ça n’existe pas un service dédié… c’est bien dur à vivre tout ça… dans mon hosto, la psychologue de PMA se trouve au niveau de la salle d’attente de celle de consultation d’anesthésie… elle s’excuse à chaque fois mais c’est sûr ça fait mal…

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