Pourquoi je me bats contre les perturbateurs endocriniens ?

Cher lecteur/ lectrice, je te préviens d’avance, cet article risque d’être un peu/ beaucoup long.

C’est un cheminement que j’ai débuté il y a un peu plus de 2 ans, un peu en même temps que le début des essais. Le déclic initial a quand même eu lieu lors du diagnostic d’infertilité de mon Chéri.

A ce moment là, la sage femme qui me suit m’avait dit qu’en attendant le RDV en PMA (6 mois d’attente pour nous), il fallait que mon Chéri arrête de boire et de fumer. Le soucis, c’est que mon Chéri buvait de façon très raisonnable et n’a jamais fumé. Par contre mon Chéri était en gros surpoids, qui pouvait être à l’origine d’infertilité. Décision donc de perdre beaucoup de poids avant notre entrée en PMA. Pour ma part, j’ai commencé à me renseigner un peu sur ces fameux perturbateurs endocriniens mais j’étais un peu perdue par la masse d’information et pas très motivée à changer mes habitudes. Le régime de mon Chéri entraînant déjà un gros changement au niveau de nos habitudes alimentaires.

6 mois plus tard et 20 kg en moins, lors de notre premier RDV avec le biologiste, celui-ci nous dit que la perte de poids c’est bien mais qu’une perte de poids trop rapide peut également être à l’origine d’infertilité. Genre la bonne blague: non mais c’est bien monsieur mais en fait vous avez peut être trop bien fait ! Le spermogramme quant à lui était sensiblement identique.

4 mois plus tard, à l’aube de la FIV 1 et au vu du spermo qui a tendance à se dégrader, monsieur le biologiste demande donc des nouvelles de l’alimentation de mon Chéri et lui demande plus exactement s’il mange des fruits et légumes. Bah oui évidement, c’est un peu la base d’une alimentation équilibré non ? C’est là que la phrase qui va tout changer va être prononcée: faite attention aux pesticides quand même…

giphy (18)
Ma tête quand on me parle de perturbateurs endocriniens.

A la suite de ça monsieur le biologiste demande donc une analyse génétique qui ne montrera aucune anomalie de caryotype mais il y a une micro délétion sur le chromosome Y. A l’heure actuelle aucune étude ne prouve que cette délétion soit la cause de l’infertilité masculine mais c’est peut être une des causes qui associée aux facteurs environnementaux serait responsable de cette infertilité. Mais surtout, si nous avons un fils, il sera forcément porteur de cette anomalie et donc en limitant un maximum les perturbateurs, on peut, peut être, limiter également les risques d’infertilité. Notre biologiste dit quand même qu’ils ont peu de recul sur l’OATS et qu’un spermo pouvait très bien évoluer. Les personnes qui arrivent à avoir des enfants sans aide médicale n’en informaient pas le service de PMA. De même qu’on ne fait pas de spermogramme et d’analyse génétique aux hommes dont les enfants ont été conçus naturellement.

Mon déclic s’est produit à ce moment là. Les perturbateurs endocriniens peuvent également, entre autres, être la cause d’endométriose. En ce qui nous concerne, aucun antécédents familiaux, nous sommes les seuls touchés dans nos familles.

Je ne pense pas que changer nos habitudes va changer quelque chose sur nos santés. Je pense que pour nous, il est trop tard. Mais en sachant tout ça, je ferai le maximum pour protéger notre potentiel futur enfant de toutes ces sal****** qui pourrissent notre environnement. Si je peux essayer de lui éviter le même parcours que nous, je le ferai. Le scandale des couches bourrées de produits chimique par exemple. C’est donc en faisant ces recherches que je suis tombée sur les couches lavables que je compte utiliser. Ouai je sais pour le moment, j’ai pas d’enfants, j’ai de grands principes. Ben espérons qu’un jour j’ai la chance de revoir mes grands principes. En attendant, charité bien ordonnée commence par soit même. Pour reprendre le même exemple, je compte laver les couches de mon éventuel bébé mais j’utilise des serviettes hygiénique jetable…

C’est donc tout ce cheminement qui m’a amené à changer mes/nos habitudes de vie. Le plan A étant quand même que notre éventuelle progéniture passent les 9 premiers mois de sa vie (ouai on compte pas les premiers jours dans l’éprouvette) dans mon ventre, autant éviter dès maintenant d’accumuler des perturbateurs endocriniens dans mon organisme. Mon Chéri me suit totalement dans mon délire avec une motivation supplémentaire par conviction écologique. On s’est vite rendu compte que les 2 étaient de toute façon difficilement dissociables. Mon cheminement étant loin d’être terminé, au fil de mes articles, je vous ferai donc part de mes actions au quotidien, des produits que j’utilise, des changements que j’ai effectués en général.

3 commentaires sur “Pourquoi je me bats contre les perturbateurs endocriniens ?

  1. très bien ça ! Moi j’ai trop de mal à changer mes habitudes… Par contre, je suis passée à la cup avec GRAND plaisir, surtout dans un soucis d’hygiène (exit sensation humide et mauvaises odeurs), je me galère un peu à la mettre des fois (je pense que c’est à cause de mon utérus méga rétroversé mais c’est cool. Après j’ai la chance d’avoir une maman qui jardine et dès que je peux, je ramène les produits du jardin et ça c’est trop bien !!

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s