Notre parcours

Début de notre histoire en mars 2013

En 2015, mon envie de fonder une famille se fait sérieusement sentir. Je quitte mon boulot incompatible, à mon sens, avec une vie de famille.

Début 2016, j’ai un boulot avec des horaires de bureau, moins stressant.

Juin 2016, Mon Chéri m’annonce qu’il est prêt. Quelques jours plus tard, RDV pré-conceptionnel avec une sage femme libérale. Elle me quitte en me disant « vous êtes jeune et en bonne santé, ça devrait aller vite ». Au total, je n’ai pas pris de contraceptifs hormonaux plus de 2 ans, je suis à ce moment là libérée des hormones depuis déjà 8 mois.

Juin 2017, pas de grossesse. Effondrée, je sens que quelque chose ne va pas. Retour chez la sage femme qui me prescrit les premiers tests pour nous rassurer et conseille à mon Chéri d’aller chez son généraliste et de lui demander une ordonnance pour un spermogramme.

Juillet 2017: OATS pour mon Chéri, en théorie rien pour moi. Sur le conseil du généraliste, on contacte directement le centre de PMA. Il y a 6 mois d’attente avant le premier RDV: en attendant, achat de compléments alimentaires pour mon Chéri et surtout gros régime (il perdra environ 25kg en 6 mois). C’est à partir de là que je vais vraiment écumer internet et les blogs de pmettes. J’ai écrit quelques articles mais jamais publiés.

Septembre 2017: 25 ans de Mon Chéri, 1 an de PACS, je craque et dépense tout l’argent mis de côté pour le bébé et plus encore pour un grand voyage de 2 semaines à la Réunion où on ne se privera de rien. J’espère un bébé miracle, c’est bien connu, il suffit de partir en vacances …

Décembre 2017: on apprend que pour nous ce sera directement FIV ICSI. C’est le choc pour moi qui m’attendais aux IAC. Début également des examens demandés par le centre de PMA. Ovaires multifolliculaires (la gynéco est choquée que celle vu en juin n’ait rien remarqué…) et doute sur une endométriose. Le biologiste relève une perte de poids trop rapide pour mon Chéri et nous dit de faire attention aux pesticides (on va partir en guerre contre les pesticides et les perturbateurs endocriniens).

Janvier 2018: fin de mon CDD, je dois trouver un nouveau travail. Ma priorité est de trouver quelque chose de compatible avec la PMA. Par miracle, je trouve un poste en CDI proche de chez moi et du centre de PMA toujours avec de super horaires.

Février 2018: le diagnostic d’endométriose est enfin posé après 14 ans de douleurs (ovaire droit + ligament utéro sacré droit) .

Avril 2018: c’est parti pour la FIV ICSI n°1. La gynéco a très peur d’une hyperstimulation, elle reconnaîtra plus tard que les doses étaient trop légères. On obtient 4 ovocytes matures sur 8 follicules et contre toute attente 2 embryons (1 J5 et 1 J6).

Transfert d’embryon frais: négatif.

Juin 2018: RDV post fiv avec la gynéco. On prévoit un TEC en juillet et FIV 2 en septembre en cas d’échec. Le spermogramme est catastrophique, découverte d’une micro-délétion AZF-c, le biologiste conseille une congélation de sperme au cas où il n’y aurait plus ce qu’il faut pour la suite.

Juillet 2018: on abandonne le TEC suite à des saignements et un endomètre qui stagne à 5 mm. La sage-femme de garde le 14 juillet me prescrit du Décapeptyl 11,25 mg et reporte le TEC en septembre. Je suis ravie toutes les pmettes que je suis et qui ont reçu du Décapeptyl sont enceintes et malgré les effets indésirables, l’absence de règles et donc de douleurs me permet de profiter de mes vacances.

Septembre/octobre 2018: TEC qui se déroulera sans aucun problème avec un endomètre à 8,9 mm. Pour la première fois de ma vie c’est positif !!! La joie sera de courte de durée: fausse couche à 6SA+2 sur grossesse de localisation indéterminée qui signera la fin de la FIV 1. L’écho post-fausse couche montre une progression d’endométriose sur l’ovaire gauche et une autre lésion du côté de la trompe gauche (endométriose ou conséquence d’une GEU ?)

Janvier 2019: FIV ICSI 2: 24 follicules prélevés, 10 ovocytes, 9 matures, 4 blastocystes (2J5 et 2J6), ah bah non en fait, erreur de notre centre de PMA, 2J5 seulement.

Transfert d’embryon frais: négatif.

Mars 2019: Pour moi, il y a eu une mauvaise gestion de la FIV 2 par mon centre de PMA, qui nous parle de « pas de chance » et refuse de faire des examens complémentaires. On demande un 2ème avis et on repart sur des examens avant de prévoir le transfert de notre dernier blasto survivant.

Avril-Mai 2019: Les examens complémentaires font apparaître pas mal de choses.

Pour moi : Thyroïdite d’Hashimoto qui nécessite un traitement, profil OPK dans la réponse à une stimulation ovarienne + insuffisance en LH, mutation MTHFR hétérozygote (des 2 gènes), caryotype ok. 3 mois de Décapeptyl sont nécessaires pour traiter l’endométriose + adénomyose en prévision d’un transfert.

Pour mon Chéri: insuffisance en testostérone et mutation MTHFR hétérozygote (1 gène)

Juin 2019: 12 semaines après l’injection de Déca, plus de trace d’adénomyose, on a le feu vert pour débuter le traitement pour le TEC. Après un traitement riche en rebondissements (TSH extrêmement basse, rupture de stock de Vivelledot et de corticoïdes, progestérone trop basse nécessitant des injections), le transfert a pu être finalement fait mais malheureusement, encore une fois négatif.

Juillet 2019: 2 ans après le diagnostic d’OATS, diagnostic d’hypogonadisme hypogonadotrope chez Mon Chéri. Maladie rare responsable d’infertilité masculine. La bonne nouvelle c’est que c’est traitable et qu’à la suite d’un traitement par Gonal-F et Ovitrelle (ça vous rappel quelque chose ?), il pourrait devenir fertile. La mauvaise nouvelle c’est qu’il est impossible de savoir à l’avance la part de responsabilité de l’hypogonadisme ou de la micro délétion AZF-c dans son infertilité. C’est parti pour 3 mois de traitement avant de savoir ce que la suite du parcours nous réserve.

Novembre 2019:  Le traitement est un échec (trop tardif ?), absolument aucune amélioration donc en route pour la FIV ICSI n°3.

Décembre 2019: FIV ICSI 3 : 8 ovocytes, 3 matures, 2 fécondés, 0 blasto. Clap de fin de la FIV 3. La ponction s’étant, en plus, compliquée d’une hémorragie nécessitant mon hospitalisation, il faut que mon corps récupère.

Février 2020: Le biologiste recommande une IMSI pour la FIV 3 bis. Hope n’y croit pas et estime nos chance de réussite entre 5 et 10%. Elle ne sait plus vraiment quoi faire pour nous. Le don de sperme est à envisager et nous propose de passer notre dossier en staff.

Avril 2020: le staff a parlé. Si on le souhaite vraiment et au vu de nos âges, on pourrait tenter un dernière FIV IMSI mais avec de gros risques (hémorragie + hyperstim) et de faibles chances de réussite. Le staff recommande plutôt 3 ou 4 IAD avec d’envisager les fiv avec donneur +/- chirurgie de l’endométriose en fonction des résultats d’une nouvelles hystérosalpingographie.

Mai 2020: 1er RDV au CECOS, on est inscrits sur liste d’attente, RDV dans 6 mois à 1 an pour la prochaine tentative.

Juillet 2020: Hystérolsapingographie 2 ok

Septembre 2020: Bilan à J3 ok. Hope donne son accord pour lancer les IAD.

Octobre 2020: Le CECOS donne son accord, c’est parti pour l’IAD n°1.

Novembre 2020: Echec de l’IAD 1 à la suite de laquelle on découvre un kyste fonctionnelle de 3 cm sur l’ovaire droit. 2 semaines de pilule sont nécessaires avant d’envisager de tenter l’IAD 2.

Décembre 2020: Echec de l’IAD 2.

Janvier 2021: Hope trouve qu’il est inutile de s’acharner en IAD avec des paillettes de sperme de qualité médiocres fournies par le CECOS. Soit on demande un changement de donneur en espérant obtenir des paillettes de meilleures qualités, soit on passe en FIV don.

On décide de se tourner vers la Belgique pour espérer des paillettes de meilleures qualités et repousser, voir éviter une nouvelle FIV.

Février 2021: Le gynécologue Belge recommande exactement le même protocole que l’équipe de Hope et tique aussi sur les paillettes du CECOS. Pour lui l’une des paillette ne respectait même pas les recommandations de l’OMS. Notre dossier est accepté par la CPAM, on a 5 mois pour réaliser les 4 IADs restantes avec la Belgique.

Avril 2021: Echec de l’IAD 3 en Belgique

Mai 2021: IAD 4 en Belgique, 1 an pile après notre 1er RDV au CECOS. Taux à 20 ui mais qui chutera à 10 ui 48h plus tard. 2ème début de grossesse, 2ème échec.

Juin 2021: Enfin une grande et belle nouvelle ! Nous avons obtenu l’agrément pour l’adoption d’un ou deux enfant(s) !

Juillet 2021: Echec de l’IAD 5 en Belgique