Évolution de l’endométriose ?

Avant de voir le chirurgien pour savoir si une coelioscopie est nécessaire ou pas, j’ai demandé une ordonnance d’IRM à mon généraliste pour faire le point sur mon endométriose.

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Des vacances pas reposantes

Les vacances tant attendues sont enfin arrivées.

Pour bien commencer, j’ai failli frapper mon mari qui me demande quand je compte faire la valise pour que j’ai le temps de rattraper ses oublis. Charge mentale, charge mentale… Je vous le donne en mille on a oublié le carnet de santé du chien, absolument indispensable pour le laisser en pension…

Cette année, à cause du covid, on n’a pas pris le risque d’une location donc c’est vacances en famille. J’apprécie ma belle famille mais on n’a pas du tout les mêmes habitudes de vie. Avec 7h par jour passées à table et pas de grasse matinée, je sens que je vais craquer !

Heureusement, on avait 4 jours prévus entre amis avec visite du musée Haribo ! N’ayant pas pu faire mes vaccins, ma seule et unique sortie des vacances. En prime pour 50€ d’achat de bonbons à la boutique cadeau (pas que pour moi !), on nous a offert un set de jouets de plage pour enfant ! Euh cool, bah on va espérer pouvoir s’en servir un jour.

Bien évidemment DNLP a décidé de me pourrir ce moment. J1 est arrivé avec 5 jours de retard, pile pendant ces quelques jours entre amis où je suis la seule fille. Un matin en me réveillant, j’ai tellement mal que n’arrive plus à suivre une conversation.

Une fois rentrée dans ma belle famille, je vide ma cup et ai la joie d’y trouver un bien gros morceau ressemblant fortement à un bout de placenta. Ça m’était déjà arrivé en 2017 après un retard de règles similaire. Nouvelle fausse couche ? Cette fois, je décide de prendre une photo pour en discuter avec un gynéco. Imaginez le scénario, je suis nue dans la salle de bain, le machin fait la moitié de la paume de ma main, je n’ai pas mon portable, et je dois trouver un moyen de m’en débarrasser vu qu’il ne part pas dans l’évacuation de la douche. Oh joie ! Je ne vois pas l’intérêt d’aller aux urgences, c’est fait, c’est fait. Évidemment, en plein mois d’août mes gynécos sont en congés. Ça devra donc attendre mais en attendant ça me plombe bien le moral.

Autre gros sujet de préoccupation, le fameux pass sanitaire. Étant soignante je dois être vaccinée pour le 15 septembre. J’avais été honnête avec la médecine du travail qui m’avait dit qu’il n’y avait pas de problème au vu ma situation. Sauf que 3 semaines plus tard finalement ça pose problème parce que mon test test négatif et que je n’ai pas enchainé sur un autre protocole (cf paragraphe plus haut mais ils s’en foutent complètement). Je ne suis plus dans les clous et risque de perdre mon travail… « N’hésitez pas à venir me voir si ça ne va pas »… Mais bien sûr !

Si tout se passe bien, on doit déménager fin octobre et je veux absolument faire ma tentative en septembre (3 ans de ma GEU + anniversaire de mariage). Le moment parfait pour perdre mon boulot.

J’envoie un mail au gynéco Belge qui bien sûr est en congé. Il me répondra dès son retour. Il faut 5 jours minimum entre l’IAD et le vaccin. Le timing est serré mais c’est pas comme si j’avais vraiment le choix. J’en ai plus que marre, c’est désormais au tour de l’état de se mêler encore une fois de mon désir d’enfant.

Pour la possible fausse couche, c’est peu probable, « une grossesse ne pourrait pas faire cette taille en si peu de temps ». C’est super, c’est officiel, mes règles habituelles sont plus violentes qu’une fausse couche. Par contre, par précaution, on vérifiera quand même le taux de BHCG au début du prochain cycle.

Le jour du vaccin je tombe sur une infirmière qui elle aussi est en PMA et comprends parfaitement mon dilemme. Je ne sais pas quoi cocher à la case « enceinte ou susceptible de l’être », si je le suis, je prend le risque d’une nouvelle fausse couche. Je regarde l’infirmière qui me demande si on fait ou pas, « j’ai vraiment le choix ? » Bah non, donc à contre cœur je le fais même si j’aurais aimé attendre que la tentative de septembre soit terminée. Je ne peux pas me permettre de perdre mon travail.

Le même jour je reçois un appel de la Belgique. Le médecin qui nous suit en personne ! Il s’excuse pour le retard de l’envoi de nos comptes rendus qu’on avait demandé uniquement pour la demande de remboursement sécu. J’en reviens pas !

Autre sujet, il veut qu’on debrief sur les 3 tentatives faites et discuter de l’avenir. J’ai donc droit à une consultation téléphonique complètement improvisée. On fait une dernière IAD mais il recommande de ne pas s’acharner. Ça a des chances de fonctionner, la preuve ça a failli mais les chances de réussite en FIV sont sans doute meilleures. Je le laisse parler mais ce n’est clairement pas dans nos projets. J’arrive quand-même à lui faire reconnaître que le recrutement ovocytaire est mauvais par rapport à mon bilan de fertilité et lui rappelle l’hémorragie de la dernière fois. Il reconnaît aussi que c’est bien lourd à supporter et très coûteux et que c’est à nous de choisir. Mais avant de prévoir une FIV il faut rediscuter d’une chirurgie de mon endométriose. 14 ans pour me faire diagnostiquer, 4 ans qu’on me dit qu’il ne faut pas que je m’en inquiète, que c’est pas grave et qu’une chirurgie risque de bousiller ma fertilité pour finalement m’entendre dire qu’en fait finalement c’est peut-être la cause des échecs à répétitions… Ca n’améliorera sans doute pas ma fertilité mais j’espère au moins une amélioration de ma qualité de vie. 18 ans de souffrance pour rien, ça suffit ! De toute façon ça sent la fin de la PMA, autant commencer à penser à mon confort !

Je négocie au passage une augmentation des doses pour la dernière IAD. Si c’est la dernière je veux 2 ovocytes ! Il cède pour 75 ui de Gonal (pour me faire plaisir …) et me prévient que si plus de 3 follicules, on ne fera pas de tentative et rapports protégés. Laisse moi rire, avec 275 ui j’ai pondu 2 pauvres ovocytes, aucun risque !

Je suis littéralement épuisée et surtout pas en état d’entendre ça. Ça sent sérieusement la fin. Plus qu’une 1 IAD restante, je ne veux plus subir de FIV pour si peu d’ovocytes et un risque hémorragique.

Maintenant reste plus qu’à obtenir un RDV gynéco, une ordonnance pour une IRM pelvienne et le RDV qui va avec et un RDV avec un chirurgien spécialisé qui bousillera pas mon seul ovaire fonctionnel pourtant pourri par l’endométriose. Comme le disait le médecin Belge, attention ne vous faite pas opérer par un chirurgien qui opère 2 endométrioses par an ! Ha, ha, 5 ans d’infertilité, 11 protocoles PMA, tu me prends pour qui ? J’ai déjà un nom sous le coude d’un chirurgien qui ne fait QUE ça !

Reprise du travail dans 4 jours, je sens qu’on va se marrer !